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Édition n° 100

Réglementation

Facturation électronique au 1er septembre : la checklist de conformité pour l’officine

La facturation électronique devient obligatoire le 1er septembre 2026, sans report. Checklist actionnable pour vérifier la conformité de l’officine avant l’échéance.

Pharwiz Flash 2 min de lecture

La facturation électronique devient obligatoire pour toutes les entreprises françaises, pharmacies comprises, au 1er septembre 2026. L’administration fiscale l’a confirmé : aucun report. Une tolérance existe uniquement pour les officines capables de prouver qu’elles ont entamé les démarches de mise en conformité. Autrement dit, attendre n’est plus une option.

Voici la checklist des points à vérifier, avec pour chacun l’erreur fréquente, sa conséquence, la correction et le contrôle final.

Les 4 points à vérifier avant l’échéance

1. Le choix de la plateforme de dématérialisation

Erreur fréquente : reporter le choix d’une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) en pensant que le LGO géré tout automatiquement.

Conséquence : impossibilité d’émettre et de recevoir des factures conformes dès le 1er septembre, avec risque de rejet des factures fournisseurs et de blocage comptable.

Correction : identifier la solution retenue (PDP ou passage par le portail public de facturation), vérifier qu’elle est bien raccordée au LGO de l’officine.

Vérification : réaliser un test d’émission et de réception d’une facture fictive.

2. La mise à jour des données de l’entreprise

Erreur fréquente : conserver un numéro SIREN, une adresse ou des coordonnées bancaires obsolètes dans le système.

Conséquence : factures rejetées pour non-conformité, retards de paiement, temps administratif perdu.

Correction : mettre à jour l’ensemble des données légales de l’officine dans le LGO et sur la plateforme.

Vérification : contrôler la cohérence des mentions obligatoires sur une facture de test.

3. La réception des factures fournisseurs

Erreur fréquente : se concentrer uniquement sur l’émission et négliger la réception des factures grossistes et laboratoires au format électronique.

Conséquence : perte de traçabilité sur les conditions commerciales, difficulté à contrôler les remises et les paliers négociés.

Correction : paramétrer la réception électronique et définir un circuit de validation interne.

Vérification : s’assurer qu’une facture fournisseur test arrive bien dans l’outil et reste consultable.

4. La preuve des démarches engagées

Erreur fréquente : ne conserver aucune trace écrite des actions menées.

Conséquence : impossibilité de bénéficier de la tolérance en cas de retard.

Correction : archiver les échanges avec le prestataire, les devis et les dates de raccordement.

Vérification : constituer un dossier accessible immédiatement en cas de contrôle.

Un atout pour le pilotage de la rentabilité

Au-delà de l’obligation, la facturation électronique structure les données d’achat. Les factures fournisseurs deviennent exploitables automatiquement. C’est une opportunité pour croiser plus finement les remises facturées avec les conditions négociées, un poste ou les écarts non détectés peuvent représenter plusieurs milliers d’euros par an.

Les officines qui intègrent ces flux dans un outil d’aide à la décision transforment une contrainte réglementaire en levier de contrôle de marge.

Dernière ligne droite : la conformité se vérifié ce week-end, pas le 31 août au soir.

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