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Édition n° 100

Réglementation

Kinésithérapeutes prescripteurs : la checklist pour préparer l’officine aux nouvelles ordonnances

L’arrêté du 14 septembre élargit le droit de prescription des kinésithérapeutes aux antalgiques de palier 1. Voici la checklist pour dispenser sans blocage au comptoir.

Pharwiz Flash 2 min de lecture

Le problème : de nouvelles ordonnances au comptoir dès demain

L’arrêté du 14 septembre 2026, publié au Journal officiel le 16 septembre, allonge la liste des produits que peuvent prescrire les kinésithérapeutes. Au-delà des substituts nicotiniques, ils peuvent désormais prescrire des antalgiques de palier 1 et d’autres médicaments.

Conséquence concrète : des ordonnances jusque-la inhabituelles vont arriver au comptoir. Le risque n’est pas médical, il est opérationnel. Une équipe non informée peut bloquer une dispensation légitime, faire patienter le patient, ou multiplier les appels de vérification. Autant de temps perdu et d’expérience client dégradée.

L’analyse : pourquoi ces prescriptions posent friction

Le réflexe naturel au comptoir consiste à associer un type de prescripteur à un périmètre précis. Quand une ordonnance sort du cadre attendu, le doute s’installe. Multiplié par le flux quotidien, ce doute génère des ralentissements évitables.

La difficulté tient à trois points :

  • La liste exacte des médicaments autorisés doit être connue de toute l’équipe, pas seulement du titulaire.
  • Les préparateurs doivent pouvoir trancher seuls, sans remonter systématiquement au comptoir principal.
  • Le logiciel de gestion doit accepter le prescripteur sans alerte bloquante mal calibrée.

La checklist pour dispenser sans accroc

Chaque point ci-dessous est vérifiable et actionnable immédiatement :

  • Récupérer le texte de l’arrêté du 14 septembre 2026 et surligner la liste précise des médicaments désormais prescriptibles par les kinésithérapeutes.
  • Afficher cette liste au comptoir, sous forme de fiche synthétique consultable en quelques secondes.
  • Briefer l’ensemble de l’équipe, titulaire comme préparateurs, en insistant sur le fait qu’une ordonnance kiné d’antalgique de palier 1 est validé.
  • Vérifier le paramétrage du LGO : s’assurer que la profession kinésithérapeute n’entraîné pas de blocage automatique injustifié sur ces références.
  • Définir une règle de doute : qui tranché, avec quel document de référence, en moins d’une minute.
  • Préparer une réponse patient claire pour expliquer, sans jargon, que la prescription est conformé.

Le plan d’action sur 48 heures

Jour 1 : lecture de l’arrêté, création de la fiche comptoir, contrôle du paramétrage logiciel. Jour 2 : point d’équipe de dix minutes pour valider les réflexes et lever les derniers doutes.

Anticiper aujourd’hui évite les frictions de demain. Les officines qui structurent leurs process de dispensation autour de ces évolutions réglementaires gagnent en fluidité et en sérénité. Les outils d’aide à la décision et de pilotage de l’officine facilitent le suivi de ces changements pour ne rien laisser passer.

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