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Édition n° 100

Réglementation

Nouveau code de déontologie : comment communiquer sans faute dès maintenant

La réforme du code de déontologie des pharmaciens, en vigueur depuis mars, élargit les possibilités de communication. Voici les erreurs à éviter pour transformer cette ouverture en levier de différenciation.

Pharwiz Flash 2 min de lecture

Un cadre élargi, mais pas sans limites

Depuis mars 2026, le nouveau code de déontologie des pharmaciens assouplit les règles de communication. Il devient possible de valoriser publiquement le rôle de l’officine dans le parcours de soin, de mettre en avant les missions assurées au comptoir et d’informer plus librement les patients sur les services disponibles. Des réseaux se sont déjà saisis de cette opportunité pour différencier leurs points de vente.

Mais une ouverture mal exploitée se retourne vite contre l’officine. L’enjeu business est double : capter de nouveaux patients sur des missions rémunérées, et sécuriser une communication qui engage l’image et la responsabilité du titulaire. La démarche se construit par étapes.

Les erreurs les plus courantes, et comment les corriger

Erreur 1 : rester passif. Beaucoup de titulaires n’ont rien changé depuis mars. Conséquence : les missions pharmaceutiques (bilans, vaccinations, entretiens) restent invisibles alors qu’elles génèrent une rémunération par l’Assurance Maladie. Correction : lister les missions réellement proposées et les afficher comme une offre de services claire.

Erreur 2 : communiquer sans vérifier le cadre. La liberté élargie ne supprime pas les règles déontologiques. Une communication trop commerciale ou comparative expose à un rappel à l’ordre. Correction : chaque message doit valoriser le rôle de soin, pas « vendre » comme un commerce classique. En cas de doute, s’appuyer sur les textes et sur les recommandations de son groupement.

Erreur 3 : promouvoir une mission sans être organisé pour l’assurer. Annoncer un service que l’équipe n’est pas prête à délivrer dégrade la relation patient. Correction : aligner la communication sur la capacité réelle de l’officine.

Avant la réforme Après la réforme
Communication très encadrée Valorisation du rôle de soin autorisée
Missions peu visibles Missions mises en avant comme services
Risque de passivité Opportunité de différenciation

La traçabilité, condition de sécurité

Communiquer sur ses missions suppose de pouvoir les assumer en cas de contrôle. En cas de contrôle de l’Assurance Maladie, chaque acte facturé doit être traçable : critères d’éligibilité respectés, pièces conservées, acte justifiable. Promouvoir une mission puis être incapable de documenter les actes réalisés fragilise l’officine.

Les outils de pilotage de l’officine permettent aujourd’hui de structurer ce suivi : rappel des critères de chaque mission, archivage des bons générés, rémunération par acte. Une communication offensive n’a de valeur que si l’exécution derrière est irréprochable.

Résultat attendu

Une officine qui se saisit méthodiquement de la réforme gagne en visibilité sur ses missions, renforce le lien patient et sécurise sa facturation. Il convient d’avancer par étapes : cartographier les missions, caler les messages sur le cadre déontologique, puis garantir la traçabilité de chaque acte.

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